par Lucas le 04-10-2018 à 09:15

Ce jeudi 4 octobre est la journée nationale des aveugles et malvoyants : l’occasion de faire le point sur ce handicap et de rappeler quelques chiffres clés. En effet, si l’image de l’aveugle est bien ancrée dans nos esprits, souvent symbolisée par une canne blanche, des lunettes noires ou un chien guide, on connaît moins les autres formes de malvoyance. À ce jour, la France compte pourtant 1,7 millions de personnes déficientes visuelles, parmi lesquelles 207 000 sont aveugles ou malvoyants profonds (absence de vision ou vision résiduelle limitée à la distinction de silhouette). Les autres personnes concernées par le handicap visuel présentent diverses formes de malvoyance, qui peuvent être de naissance ou liées à une maladie, un accident, à l’âge…

Qu’est-ce que la malvoyance ?

Sont considérées comme malvoyantes les personnes ayant une acuité visuelle inférieure à 3/10 ème, après correction ou un champ visuel égal ou inférieur à 20 degrés. On parle de cécité quand l’acuité visuelle du meilleur œil est inférieure à 1/20 ème. La malvoyance (comprise entre 3/10 ème et 1/20 ème) peut donc donc être de différents niveaux, avec une atteinte plus ou moins importante sur l’autonomie de la personne. De plus, la perte de la vision varie d’une pathologie à l’autre : elle peut concerner la partie centrale, la partie périphérique ou s’étendre sur l’ensemble du champ visuel.

Quelles sont les principales maladies responsable d’une perte de la vision ? 

Les maladies de la vue sont très diverses et certaines restent méconnues car liées à des pathologies rares. Les problèmes de vue ne sont de plus pas toujours liés à une maladie mais peuvent intervenir à la naissance ou suite à un accident. Pour simplifier, on considère toutefois que les principales pathologies à l’origine de la malvoyance ou de la cécité sont, en France :

 

La DMLA : la dégénérescence maculaire liée à l’âge est une maladie de la rétine qui apparaît en général après 50 ans et évolue progressivement. À un stade avancé, elle se caractérise par une atteinte de la vision centrale. Il s’agit de la principale cause de malvoyance chez l’adulte de plus de 50 ans dans les pays industrialisés. Environ 15 % de la population de plus de 80 ans présente une DMLA grave.

 

 

Le glaucome : maladie de l’œil caractérisée par des lésions du nerf optique qui entraîne une atteinte progressive du champ de vision. La vision disparaît en premier lieu sur les côtés et peut mener jusqu’à la cécité. Il s’agit de la seconde cause de cécité en France, après la DMLA.

 

 

 

La cataracte : principalement liée au vieillissement, la cataracte est une opacification totale ou partielle du cristallin. Elle affecte en général les deux yeux et entraîne une baisse progressive et irréversible de la vision.

 

 

 

La rétinopathie diabétique : liée au diabète, cette affection de la rétine peut entraîner une perte progressive de la vision : impression de voile devant les yeux, vision floue ou avec des taches…

 

 

La rétinite pigmentaire est un ensemble de maladies génétiques dégénératives de l’œil qui affectent les photorécepteurs et la rétine. L’atteinte oculaire se manifeste au début par une diminution de la vision nocturne puis pas un rétrécissement du champ visuel pouvant entraîner une vision tubulaire (ou « en tunnel »). Elle aboutit en général à une cécité. Dans 30 % des cas, la rétinite pigmentaire est associée à des lésions d’autres organes formant une trentaine de syndromes. Le plus fréquent est le syndrome d’Usher qui associe une surdité à la malvoyance.

 

 

Comment aider et guider une personne aveugle ou malvoyante ?

Si vous croisez dans la rue une personne aveugle ou malvoyante, ou si vous connaissez personnellement une personne concernée par un handicap visuel, vous vous demandez peut-être comment l’aider et notamment la guider dans ses déplacements. Aussi autonome qu’elle soit, une personne déficiente visuelle a souvent besoin des yeux des autres pour se repérer, se déplacer, lire quelque chose, etc. La règle d’or avant toute chose est de demander à la personne si elle souhaite de l’aide et ne pas lui imposer une aide qui ne lui est pas nécessaire. Sachez également qu’il existe une technique de guide officielle qui vous permet d’accompagner une personne non-voyante avec plus de facilité et de naturel. Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, nous vous invitons à consulter les liens ci-dessous :

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